Appel à contribution JSSJ : Justices animales

Call for papers JSSJ: Animal Justices

Les expressions d'intérêt, en anglais ou en français, doivent être adressées à : Sophie.Moreau@u-pem.fr, jean_gardin@yahoo.fr et jean.estebanez@u-pec.fr.

Expressions of interest, in English or French, should be addressed to: Sophie.Moreau@u-pem.fr, jean_gardin@yahoo.fr and jean.estebanez@u-pec.fr.

 

 

Cet appel à contributions est né d’une interrogation sur la recomposition d’un problème public (Cefaï, 1996) autour de la condition animale. En France, l’irruption dans les médias et les débats publics, et la mise en visibilité des défenseurs des animaux sont spectaculaires ces dernières années. L’alimentation carnée, la souffrance animale, les conditions de vie et de mise à mort des animaux, voire l’élevage, sont en passe d’être constitués en nouveaux intolérables (Fassin, Bourdelais, 2005). Pour autant, cette montée en puissance des éthiques animales ne se fait pas de manière consensuelle.

This call for papers springs from a questioning on the re-emergence of a public issue (Cefaï, 1996) around the animal condition. In France, the burst of animal defenders in the media and public debates, and their visibility in general, has been spectacular these last few years. Meat diet, animal suffering, the living and killing conditions of animals, or even animal breeding, are about to become the new intolerable (Fassin, Bourdelais, 2005). Yet, the increasing importance of animal ethics is not happening consensually.

On voit s’affronter différents discours de justice, qui cherchent à rediscuter ce qui est juste pour les animaux avec pour objectif de les transcrire dans des normes, des lois, des pratiques et des espaces. Cette irruption des animaux dans les débats français a son pendant, avec des décalages chronologiques ou thématiques, par le biais des animal studies, dans le monde anglophone.

Different discourses on justice are clashing, each one seeking to review what is fair for animals, with the intention of transcribing them in standards, laws, practices and spaces. The burst of animals in French debates has its counterpart in the English-speaking world – with chronological or thematic discrepancies – in Animal Studies.

Cet appel s’inscrit dans la continuité de quelques travaux récents (Gardin, Estebanez, Moreau, 2018 ; Carrié, Traïni, 2019) qui essayent d’analyser ces discours de justice comme des faits sociaux, pour élucider leurs constructions, leurs motivations, leurs fondements éthiques et moraux, ainsi que leurs implications ou applications politiques, sociales et économiques, et les types d’organisations spatiales qui en découlent.

This call for papers follows from a few recent works (Gardin, Estebanez, Moreau, 2018; Carrié, Traïni, 2019), that are attempting to analyse discourses on justice as social matters, with a view to shedding light on their constructions, motivations, ethical and moral foundations, as well as their political, social and economic implications or applications, and the types of spatial organisations which follow from them.

Pour notre part, nous observons que les philosophies de la justice sociale ne se sont pendant longtemps guère intéressées aux animaux. Il existe cependant des tentatives de dépassement ou d’extension, certaines venues des théories animalistes, pour rattacher les animaux à des théories de justice sociale, dans le but de mieux les défendre (Singer, 2012 [1975] ; Francione, 1995), et d’autres venues des philosophies politiques de la justice pour inclure les animaux (Nussbaum 2009 ; Kymlicka, 2016). On observe par ailleurs un certain nombre d’assonances et dissonances avec d’autres tentatives d’extension de la justice aux mondes des non-humains (justice environnementale, justice écologique…). Ces différents discours de justice se traduisent dans des pratiques et des processus de production de l’espace. En grossissant le trait, tout en étant sensible à la multitude et la complexité des positions, on peut opposer deux grandes approches structurantes.

We have observed that, for a long time, social justice philosophies have taken very little interest in animals. However, there are attempts at extending or setting new targets, some coming from animalist theories, to link animals with social justice theories for the purpose of defending them better (Singer, 2012 [1975]; Francione, 1995), and others coming from political philosophies of justice to include animals (Nussbaum 2009; Kymlicka, 2016). Moreover, we see agreements and clashes with other attempts at extending justice to non-human worlds (environmental justice, ecological justice…). These different discourses on justice find expression in practices and processes of spatial production. By generalising, while remaining sensitive to the multitude and complexity of stances, we can contrast two major structuring approaches.

Dans la galaxie des travaux animalistes (prenant la défense des animaux), la position dominante est séparatiste. Elle est tenue par ceux qui se réclament de l’antispécisme – la condamnation de toute domination justifiée par l’espèce. L’antispécisme, en mettant en avant la continuité ou l’horizontalité des relations entre espèces, en vient à considérer que le bien des animaux passe par la séparation du monde animal et du monde humain : la domestication serait un mal, et le bon animal, un animal sauvage. Cela conduirait à des dispositifs séparatistes spatiaux tels que des territoires à part pour les animaux sauvages, dans des aires protégées, ou des refuges pour animaux domestiques, libérés de l’étable ou de l’abattoir (Horta, 2011 ; Lagarde in Philosophie Magazine, 2017).

In the world of animalist works (i.e. defending animals), separatism is the dominant stance. It is held by those who claim to draw their inspiration from antispeciesism – condemning any domination based on the species. Antispeciesism, by putting forward the continuity or horizontality of relations between species, comes to consider that animal welfare means separating the animal world from the human world: domestication is evil, and a good animal is a wild animal. This leads to spatial separatist measures, such as separate territories for wild animals, in protected areas, or sanctuaries for domestic animals, freed from the stable or the slaughterhouse (Horta, 2011; Lagarde in Philosophie Magazine, 2017).

Une deuxième approche insiste sur le compagnonnage, notamment à travers les relations de travail (Porcher et al., 2017), compagnonnage qui permet de repenser les liens entre humains et animaux dans des contextes politiques et économiques situés. Il invite à penser les animaux comme des producteurs à part entière de nos espaces de vie, du salon aux boulevards, en passant par les forêts, les parcs ou les élevages.

A second approach insists on companionship, particularly through labour relations (Porcher et al., 2017), where companionship leads to rethinking the links between humans and animals in grounded political and economic contexts. It invites us to conceive of animals as fully-fledged producers of our living spaces, whether in lounges, boulevards, forests, parks or cattle farms.

Nous proposons d’explorer quatre dimensions de ces justices animales et de leurs dimensions spatiales.

We propose to explore four dimensions of animal justice and their spatial dimensions.

Des animaux trop humains ? Ou des humains trop animaux ? Le brouillage des frontières humanimales

Are animals too human-like or humans too animal-like? The blurring of humanimal boundaries.

Dans le foisonnement contemporain de réflexions éthiques et politiques qui cherchent à penser l’animal dans le social, la justice peut apparaître comme une thématique porteuse pour rediscuter des catégories fondatrices de l’ordre social. Par exemple la dénonciation de la domination exercée au nom de l’espèce permet à l’antispécisme de prétendre s’inscrire dans la continuité des grandes luttes d’émancipation (antiracisme, féminisme : voir Morin, 2016). La citoyenneté, l’épanouissement, la souffrance, sont ainsi retravaillés comme catégories fondatrices.

In the contemporary wealth of ethical and political opinions that seek to conceive of animals in the social realm, justice can appear as a set of key themes to debate again the founding categories of the social order. For example, denouncing the domination exercised in the name of species, enables antispeciesism to claim to be part of the major liberation struggles (antiracism, feminism: see Morin, 2016). As such, citizenship, opening up and suffering are reworked as founding categories.

À nouveau en grossissant le trait, nous opposons d’un côté les tenants d’une continuité forte entre humains et animaux (voir par exemple Pelluchon, 2017), et de l’autre ceux qui s’y opposent en y voyant une forme d’anti-humanisme plus ou moins larvée (Digard, 2018 ; Wolff, 2017).

Again, by generalising, we contrast on the one hand the supporters of a strong continuity between humans and animals (see for example Pelluchon, 2017), and on the other those  who are opposed to it, because they see in it a form of more or less latent anti-humanism (Digard, 2018; Wolff, 2017).

Nous voyons pour notre part deux tendances chez les partisans de la continuité forte. La plupart des éthiques animalistes animalisent les humains en insistant sur ce que nous aurions en commun, à savoir la sensibilité, la souffrance, la « sentience » comme modalité de conscience (Singer, 2012 [1975]). Il y aurait donc un plus petit dénominateur commun qui ramènerait les humains à leur condition d’animaux capables de souffrir. Mais d’autres auteurs insistent sur le fait que certains animaux sociaux feraient preuve par leur comportement du sens de la coopération, de la solidarité, de l’empathie, voire d’un certain sens moral (De Waal, 1996). Y a-t-il ainsi une tendance à « animaliser la justice », justice qui pourrait alors être pensée comme un système de régulation des comportements sociaux, de l’agression, de la violence, à l’instar de ce qui est déjà en germe chez certains animaux?

We see two tendencies among the partisans of the strong continuity. Most animalist ethics animalise humans by insisting on what we have in common, i.e. sensitivity, suffering and sentience as a form of consciousness (Singer, 2012 [1975]). As such, there is a smaller common denominator bringing humans back to their animal state, where they are both capable of suffering. But other authors insist on the fact that some social animals, through their behaviour, show a sense of co-operation, solidarity, empathy, or even a certain sense of morality (De Waal, 1996). As such, is there a tendency to “animalise justice”, where justice could be thought of as a system to regulate social behaviours, aggression, violence, like what already exists among certain animals?

Cette réflexion amène à reconsidérer les frontières spatiales entre humains et animaux. Paradoxalement, les tenants de la continuité comme dans l’antispécisme le plus radical, en viennent à prôner les frontières les plus fermées entre les deux mondes. Quelles seraient les déclinaisons spatiales des approches séparatistes, ou de celles insistant sur le compagnonnage ? Peut-on repérer des modèles spatiaux ou des dispositifs récurrents en la matière (Estebanez, Gouabault, Michalon, 2013 ; Bortolamiol, Raymond, Simon, 2017)?  Qui est alors en position de produire et de gérer ces dispositifs de mise à l’écart ou de mise en contact (Mauz, 2005) ?

This thinking brings us to reconsider spatial boundaries between humans and animals. Paradoxically, the supporters of continuity, as in the most radical antispeciesism, come to advocate complete separation between the two worlds. How would the separatist approaches or those insisting on companionship be concretely translated in spatial terms? Can we pinpoint spatial models or recurring systems on the subject (Estebanez, Gouabault, Michalon, 2013; Bortolamiol, Raymond, Simon, 2017)? Who is then in a position to produce and manage these systems for keeping animals away or making contact with them (Mauz, 2005)?

La question des continuités et des frontières ne se pose bien évidemment pas dans les mêmes termes selon les espaces, les espèces, les sociétés ou les groupes sociaux. Le chimpanzé et le ver de terre ne sont pas également humanisés. L’animal nuisible n’est pas le même selon les espaces et les sociétés. Le problème varie donc selon l’échelle spatiale et temporelle considérée, s’il s’agit de penser les relations humanimales dans une maison commune à l’échelle de la planète Terre, ou dans l’intimité du logement.

The issue of continuity and boundaries is, of course, not raised in the same terms according to geographical contexts, species, societies or social groups. Chimpanzees and earthworms are not humanised equally. Pests are not the same according to spaces and societies. As such, the problem varies according to the spatial and temporal scale under consideration, when it comes to conceiving of humanimal relationships in a common house on the scale of the planet, or in the privacy of the home.

Faut-il réfléchir aux animaux nécessairement en termes normatifs ?

Do we need to think about animals in normative terms necessarily?

L’article à l’origine de cet appel à communication (Gardin, Estebanez, Moreau, 2018) se voulait une réponse informée à la floraison de discours normatifs et axiologiques qui nous semblent porter des apories. Nous avions affiché notre préférence pour les études basées sur le compagnonnage, et notre méfiance pour les approches séparatistes. Pour autant, doit-on nécessairement travailler sur les animaux en termes normatifs ? Comment rendre compte du fait que l’injonction à l’éthique soit socialement si forte ? Cette façon de cadrer le débat est-elle devenue dominante ? Au contraire, afficher sa neutralité axiologique comme principe désengage-t-il de toute visée normative ?

The article behind this call for papers (Gardin, Estebanez, Moreau, 2018) intended to be an informed response to the rash of normative and axiological discourses that, in our opinion, seem to underlie paradoxes. We made no secret of our preference for approaches based on companionship, and of our distrust for separatist approaches. For all that, must we necessarily work on animals in normative terms? How can one account for the fact that calling on ethics is socially so important? Has this way of defining the debate become dominant? On the other hand, does showing one’s axiological neutrality, as a principle, mean that one withdraws from any normative ambitions?

Est-il possible – et comment ? - de déterminer le juste pour les humains et les animaux ? Peut-on, au-delà des positions de principe et des appels un peu incantatoires à la pluridisciplinarité, faire travailler sérieusement en commun sciences sociales, droit, éthologie, philosophie, sans que ces disciplines ne se sentent récupérées, trahies ou dépouillées de leur droit d’aînesse ?

Is it possible – and how – to determine what is fair for both humans and animals? Is it possible, beyond systematic positions and the somewhat convincing calls for pluridisciplinarity, to bring social sciences, law, ethology and philosophy to work together conscientiously, without these disciplines feeling hijacked, betrayed or stripped of their birthright?

Les questions de justice permettent de repenser le problème fondamental de la mise à mort des animaux.

Justice issues make it possible to rethink the fundamental problem of killing animals.

La pensée de la souffrance (mais non de la mort) est la base de la branche utilitariste de la justice, et notamment de la philosophie de Peter Singer. De son côté, la mort apparaît comme un mal si évident qu’elle est immédiatement évacuée des débats.

Thinking about suffering (but not death) is the basis of the utilitarian branch of justice, and of Peter Singer’s philosophy in particular. For him, death appears as something so obviously bad that it is immediately removed from the debates.

Or, il nous semble que pour penser la vie des animaux, il faut aussi penser leur mort, notamment celle qu’ils peuvent recevoir des humains, et la façon dont on peut lui donner un sens. Une ingénierie technique, déjà illustrée du côté des abattoirs ou des services vétérinaires, résout le problème par des dispositifs discursifs, techniques et spatiaux enchâssés dans des systèmes de production. Du côté de la chasse, ce sont des systèmes de justifications basés sur l’écologie.

Yet, it seems to us that, to be able to conceive of the lives of animals, we must also conceive of their death, that which humans in particular inflict on them, and the way we give meaning to it. The problem is solved with technical engineering, as already illustrated with abattoirs or veterinary services, by means of discursive, technical and spatial systems embedded in production systems. As far as hunting is concerned, these are justification systems based on ecology.

On assisterait dans la prise en considération de la mort par les animalistes à un double mouvement :

Where animalists take death into consideration, we are faced with a double movement:

    • La mise en scène de la mort et de la souffrance
    • Death and suffering.
    • La construction d’un intolérable voire de tabous
    • The construction of something intolerable or even taboo.
    • Les travaux de Sergio Dalla Bernardina (2018) insinuent même que c’est la construction de cet intolérable qui permet de continuer à jouir du spectacle de la mise à mort, sous prétexte de la condamner.

      The works of Sergio Dalla Bernardina (2018) imply, even, that it is the construction of this intolerable that makes it possible for us to continue to enjoy the spectacle of killing, under the pretext of condemning it.

      Enfin, nous souhaitons interroger le traitement de la dimension spatiale par les différents discours de justice

      Finally, we wish to question the way spatial dimension is processed by the different discourses on justice

      Au-delà de l’analyse des déclinaisons spatiales des approches séparatistes, ou de celles insistant sur le compagnonnage, et des dispositifs qui en découlent, on pourra ainsi s’intéresser à la façon dont l’espace est mobilisé dans les discours de justice.

      Beyond the analysis of the spatial distances of separatist approaches, or those insisting on companionship, and beyond the systems following from them, we can also take an interest in the way space is mobilised in discourses on justice.

      Il nous semble par exemple que les éthiques animalistes tendent à réifier l’espace, et le pensent comme un moyen, un support d’action, ayant une existence indépendante des rapports sociaux qui le produisent. Donaldson et Kymlicka par exemple, en fonction des types de relations que les animaux ont avec les humains, les assignent à des zones bien identifiées, déterminant des droits différenciés.

      It seems to us that, for example, animalist ethics tend to reify space and conceive of it as a means of action, where space exists independently from the social relations that produce it. Donaldson and Kymlicka for example, depending on the types of relationships animals have with humans, assign them to well identified areas determining differentiated rights.

      Les questionnements sur les continuités entre humains et animaux ont également travaillé la construction du terme de territoire. On peut ainsi faire l’hypothèse que les sciences sociales et politiques ont pu emprunter à l’éthologie pour définir le territoire et inversement, se demander si les éthologues ou les éthiques animalistes ne pensent pas à certaines formes du pouvoir humain (propriété privée, Etats, souveraineté…) pour décrire la territorialité des animaux (Despret, 2017).

      The questioning on the continuity between humans and animals has also contributed to defining territory as a term. As such, we can suggest the possibility that social and political sciences were able to borrow from ethology to define territory and, conversely, wonder whether ethologists or animalist ethics do not think of certain forms of human power (private property, States, sovereignty…) to describe animal territoriality (Despret, 2017).

       

       

      Articles attendus

      Expected articles

      Les articles peuvent s’appuyer sur une étude de cas ou offrir une perspective plus théorique. Des contributions plus politiques ou plus pratiques d’auteurs non universitaires sont également les bienvenues. Tous les articles seront examinés par le comité de lecture. Merci de respecter la feuille des styles disponible en ligne sur le site de la revue : http://www.jssj.org

      Articles may be based on a case study or offer a more theoretical perspective. More political or practical contributions from non-academic authors are also welcome. All articles will be reviewed by the peer review committee. Please respect the style sheet available online on the magazine’s website: http://www.jssj.org

       

       

      Le journal est bilingue. Les articles peuvent être soumis en français ou en anglais.

      The newspaper is bilingual. Articles can be submitted in French or English.

       

       

      Chronologie

      Chronology

      Nous accepterons les articles complets jusqu’au 20 décembre 2019. Les articles seront ensuite examinés par des pairs avant la date de publication prévue pour le début de 2020. Veuillez nous contacter pour discuter de toute idée que vous pourriez avoir avant cette date limite.

      We will accept full articles until December 20, 2019. The papers will then be peer reviewed before the publication date scheduled for early 2020. Please contact us to discuss any ideas you may have before this deadline.

       

      Les propositions d'article sont à envoyer
      pour le 20 décembre 2019 à

      Submit your articles
      before December 20th 2019 to

      Bibliographie

      References

      Bortolamiol Sarah, Raymond Richard et Simon Laurent, « Territoires des humains and territoires des animaux : éléments de réflexion pour une géographie animale », Annales de géographie, 716-4, 2017.

      Carrié Fabien et Traïni Christophe, S’engager pour les animaux, Paris, PUF, 2019.

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      Dalla Bernardina Sergio, « Le show animalitaire. Mises en scène de la souffrance animale », in Pedler Emmanuel et Cheyronnaud Jacques (éd.), La Forme spectacle, Paris, EHESS, 2018, p. 121-132.

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      Digard Jean-Pierre, L’Animalisme est un anti-humanisme, Paris, CNRS Éditions, 2018.

      Donaldson Sue et Kymlicka Will, Zoopolis. Une théorie politique des droits des animaux, Paris, Alma éditeurs, 2016.

      Estebanez Jean, Gouabault Emmanuel et Michalon Jérôme, « Où sont les animaux ? Vers une géographie humanimale », Carnets de Géographes, 5, 2013.

      Fassin Didier et Bourdelais Patrice, Les Constructions de l’intolérable. Études d’anthropologie et d’histoire sur les frontières de l’espace moral, Paris, La Découverte, 2005.

      Francione Gary Lawrence, Animals, Property, and the Law, Philadelphie, Temple University Press, 1995.

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